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NOTEBOOK C
NOTES RELIGIEUSES ET PERSONNELLES


A.

Méditation

DACTYLOGRAPHIE

On n'a de mérite[1] que de la valeur acquise     (Mr Cadart)

(désir + réalisation.)

C'est la valeur personnelle : On ne peut y comprendre les prêts de Dieu, ni conséquemment leur développement logique.  Or a-t-on autre chose.  que cela?  Je ne crois pas.

a) Vie intérieure : Quelle est notre part dans notre bonté :

1) Connaissance : Les seules bonnes sont les vraies.  La vérité, c'est Dieu.  Nous pouvons le désirer mais sa venue nous est indépendante.  C'est seulement en lui que nous pouvons concevoir une idée "vrai," donc bonne, ce qui ne dépend pas de nous.

2) Vouloir : De la raison cette bonne pensée passe dans le cœur.  Comment?  Nous ne pouvons le faire nous-mêmes.  C'est la Grâce, fermentant notre foi connaissante qui en fait une foi voulante.  La vérité jusqu'ici philosophique devient une vérité de cœur, elle fructifie, mais indépendamment de nous.  (La Grâce nous est indépendante).   Sans le secours de Dieu elle serait restée stérile (Il a déjà fallu un premier secours pour l'amener à la pensée).

3) L'action : elle n'a pas de vie propre.  Ce n'est que le versement de la foi voulante dans l'extérieur, la volonté abstraite modelant le concret.  Cette volonté (déjà vu) ne dépend pas de nous ni dans sa cause (partielle connaissance)[2] ni en elle-même.  Reste l'extérieur : Le corps.  Les créatures matérielles environnantes.  Mon corps ne dépend pas de moi (maladie, paralysie).  Les créatures environnantes ont avec lui des points de jonction réglés par Dieu.  non par mon désir : plaisir (On peut mourir de faim), ni mon dégoût (enlisé : corps et boue).

Résumé : Ni dans la connaissance ni dans la volonté, ni dans l'action mon action propre n'a d'aboutissement.  Aucune action pratique personnelle.  Dieu seul l'a. 

Impossible d'en tirer de l'orgueil

b) Vie extérieure ou commerce avec les créatures :

1) Celles qui me sont supérieures (en puissance)[3] : M'étant supérieures me sont incompréhensibles.  Au moins ne puis-je les "embrasser."  Elles me possèdent comme un homme possède un enfant.  Mes facultés par rapport aux leurs sont celles d'un enfant—Impossible d'en tirer orgueil.

2) Celles qui me sont égales.

hommes (indépendamment de Dieu).

2 points : I : valeur personnelle :

La mienne est infime vu mon manque d'expérience.

  II : valeur de métier (se mesure au gain) :

La mienne : infime : dessin[4]

d'ouvrages de dames.  50 au plus par mois, quelques sculptures—mais sans régularité possible.

Impossible en tirer orgueil.

3) Celles qui me sont inférieures : animaux.  choses.

N'ont en moi nulle nécessité (mon chien aura un autre maître…même redeviendra sauvage).

J'en ai beaucoup en elles

subsistance : nourriture essentielle

plaisir : beauté etc….

Elles me sont donc indépendantes et moi je dépends d'elles.  Infériorité réelle.

De plus Dieu s'en sert pour agir sur moi.  Dépendance comme du patient à l’outil qui opère.

Impossible d'en tirer orgueil.

B.

Prière

Merci Seigneur

vers 11-18

De la Guerre :

a) Idée de la Mort :  Sa vérité.  Sa Douceur.  Son fruit (désir d'étais). 

b) le Peu essentiel :  La Vie.  Respect du Corps.

c) Connaissance de l’Action :  (manuelle.)

d) Rejet des idéologies

I.  la Vie fructueuse :  Assurer “essentiel.”  terrain cerné.[5]  Action encadrée

II. Nécessité d'association.

La Règle.

Moi—cellule.

III. (Les maisons autour de l'Eglise. (que nos vies doivent faire grappe autour du Christ).

C.

Notes Pour le Discours “Des Leçons de la Guerre”

Idée de la Mort : du monde extérieur fuyant de l'intérieur stable ver la mort.

(Ste Hildegarde)

Son Mode : païen (cf. Neumann)

chrétien : liturgique d'espoir.  (cf. : fille LXV).

Son temps : habituelle.

Son fruit : la mort étalon des incidents charnels.

La connaissance du Pauvre.

Il n'y a de richesses que la vie (Ruskin.)

Vie? ni cérébrale, ni quelle, mais d’adaptation à l'état—de mon infériorité comme charretier (humilité)—que la première proposition est spirituellement vraie.

Du réveil dans la lutte.

civile : le vice sollicité au minimum dans ma vie.

ici : leurs vies : sollicitations.  raidissement.

Fruit : Humilité (le vice était en moi qui dormait)

Des règles du soldat : sans sa main (évangile avant centurion)

des sanctions images sanctions de Dieu.

Fruit : que la vie au retour doit être réglée comme dans un groupe (ou un couvent). 

Association 

moi cellule spécialisée

(cf. D. Besse—Claudel).

4—19


St J Baptiste. 

"Des soldats lui posèrent la même question.  “Et nous, que ferons-nous?"

"Abstenez-vous de toute violence et de toute fraude; contentez-vous de votre solde."

"Ceux qui parlent de leurs parents morts avec une douce pitié, comme de pauvres vieillards tombés en enfance." Neumann

"Être toujours prêt à communier et à mourir” fille de Louis XV

"le couvent est une association stable.  Quand l’homme disparaît, l'emploi subsiste." D. Besse.  Vie de St Waúdrille.

Et que lui importe, du moment qu'il a un supérieur et la Règle.  Claudel Grandes Odes.

Il a réglé en moi l'amour.  Cant.  des cant.

Est-ce donc un bien ce que tu ignores.  ce que tu ne vois pas, ce que tu ne peux faire—qu'en sera-t-il—ce que tu connais ce que tu comprends, ce que tu peux faire, pourquoi le délaisses-tu?  Satan (dans Ste Hildegarde)[6]

D.

Son Etat Actuel

pauvreté 

obstacles aux devoirs d’état
mauvaise nourriture et vêtement
manque de plaisirs (camarades)
mauvaise éducation (n’être pas de leur monde).

isolement

DACTYLOGRAPHIE déprimant par retenir dans une classe qui n’est pas la mienne. 
isol. dans devoirs d’état : camarades m’ont tachés. 
isol. dans l’amitié : pas d’objet.  DACTYLOGRAPHIE
isol. dans l’amour : célibat forcé : cause : argent

DACTYLOGRAPHIE
valeurs égoïstes
ses moyens
(DACTYLOGRAPHIE)

nourriture
vêtement

DACTYLOGRAPHIE amités shorthand
DACTYLOGRAPHIE

DACTYLOGRAPHIE orgueil

gloire DACTYLOGRAPHIE

Les quatre pelotons de quatre gardes chacun qui prisonnèrent St Pierre.

Vendredi chez Louis 86

E.

Méditation

8–21

Je vous aime comme mon Père vous aime

le Père a aimé le Fils pour le faire souffrir.

Différence avec le DACTYLOGRAPHIE.  celui-ci est égoïste : but augmentation de jouissance personnelle.  L'amour du Père non égoïste (sa gloire égale dans le châtiment ou le pardon).  mais pour des tiers (hommes).

id. L'amour du Fils pour nous nous fait souffrir pour nous et des tiers, non pour Lui.

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Eloge de la femme forte appliqué à la T. S. Vierge.

Ses fils se lèvent et la proclament bienheureuse : Jésus-Christ, St Jean et tous (Eglise ou Christ total).

Son époux se lève et lui donne des louanges.  le Saint-Esprit se lève peut s'appliquer au règne de l'Esprit à la fin des temps.  il y aura là glorification de Marie.

Donnez-lui le fruit de ses mains : qui est dans ses mains et de ses entrailles : Jésus-Christ.  communion de Marie.  qu'il ne suffit pas de l'union physique (l'avoir dans ses mains) mais qu'il faut union spirituelle : donnez-lui—

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Marie cœur de l'Eglise.  (cf. : Ste Hildegarde)

Sœur Thérèse dit : "L'amour seul fait agir les membres.  si l'amour venait à s'éteindre (dans l'Eglise Corps mystique) les apôtres n'annonceraient plus l'Evangile, les martyrs refuseraient de verser leur sang."

remplacer amour par Marie

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les vendeurs chassés.

N. S. frappe les vendeurs de brebis son symbole et respecte les vendeurs de colombes, symbole du St Esprit.

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nous pouvons juger du spirituel par le physique.

Les anges peuvent reconstituer le physique par le spirituel

F.

Essai sur Mon Etat Actuel

DACTYLOGRAPHIE?

25—9—22.

Essai sur mon état actuel.  non dans un but de curiosité ou d'approfondissement mais pour savoir et curer.  (puisqu’ici personne ne peut le faire pour moi).

depuis 1914 le postulat : lois de Dieu et de l'Eglise vers l'absolu.

pourquoi es-tu triste ô mon âme etc…

parce que : a) ruine : Je reste riche en esprit.  contraste avec la vie réelle.

mode de ruine : nettement surnaturel :

cf. : prière église St Mandé.

Je ne m'habille pas comme naturellement je désirerais être

"    "    mange .    “      "              "              “         "

Je n'ai pas le décor où             "                 je me plairais.

à cause de mon éducation.

Je n'ai pas la puissance de l'argent (même un peu). socialement la seule.

choqué dans tous mes goûts je me restreins au strict nécessaire.

Fermer les yeux.  inférieur socialement je m'isole.

rancune de cela contre les hommes.

   " .        “   "     contre Dieu  : du jour où je lui ai remis entièrement le soin de mon argent j'ai été ruiné

(d’un DACTYLOGRAPHIE 70 DACTYLOGRAPHIE frcs.) 

d'où instabilité fondamentale.  possession négative : dettes.

b) relations amitié : douloureuses excessivement depuis 14 : Saletés succession.  régiment : Toupillet etc…  depuis : Legendre   Leal   Diego. DACTYLOGRAPHIE

les 3[7] suffiraient pour toute une vie

Diego : dernier essai de confiance absolue après et malgré tant d'autres avortés.

DACTYLOGRAPHIE : emprisonné absolument dans le texte :

Allemagne : 3.  Suzel DACTYLOGRAPHIE : j'y ai usé vraiment la jeunesse de ma volonté.  DACTYLOGRAPHIE  Sch. à bords DACTYLOGRAPHIE texte.

ici : DACTYLOGRAPHIE : c'est énorme et ne dépendant pas de moi

douleur à cause nettement surnaturelle.

je crois DACTYLOGRAPHIE emprisonner jusqu'aux gestes et aux pensées    trop dur


c) vie intérieure :

petite douleur bête également surnaturelle dans son mode (Dieu pouvait éviter : ) mort Mousmé.

manque de grâce sensible illusion de lutter seul.

    "       "   clarté théologique : "            "     pour des choses que je ne comprends pas, que je n’approuve pas.

manque de direction adéquate.  douleur inutile apparemment (Edna) scrupule, provenant de cette direction.

___________________________________

en résumé solitude intérieure.  sentimentale et sociale.

par postulat.  moi et Dieu responsables,

état anti-humain.

humainement, par expérience (et sans passion.) cette discipline m'a été mauvaise.

volonté éreintée.  abêtissement.  irritabilité.  pas d'issue pour le sentiment qui rancit d'où pessimisme.  Mauvaise humeur instabilité.  larmes continuelles.

Cercle vicieux : j'accepte une discipline.  cette discipline (en demandant gros effort) affaiblit ma volonté.  Cet affaiblissement rend plus difficile l'observance de cette discipline.

actuellement volonté àdiscipline    volonté = discipline

DACTYLOGRAPHIE A LA PAGE OPPOSEE   2–25

mécaniquement j'arriverai à volonté ß discipline

C'est-à-dire péché dans affaiblissement (volonté petite) DACTYLOGRAPHIE où folie (volonté nulle).

Quoique je sache cela, il m'est impossible actuellement de pécher (même véniellement) en conscience, car ce serait contre le postulat.

Attendre.

mais ce qui sera : Dieu directement responsable.

Il semble pourtant qu'une règle bonne appliquée absolument ne peut être mauvaise.

il doit y avoir erreur dans l'interprétation de la règle.

de moi-même? Je ne vois pas.

de mon directeur?  Bien plutôt mais il est alors seul responsable.

il faudrait pourtant sortir de là.

G.

Son Etat Actuel

professionnel : très bon.  gain (9–22) beau travail.

pour rétablir il faudrait sortir de l'isolement sentimental et social : 

me marier.  pour cela il faut argent.  or (possession négative) je ne peux pas en avoir humainement.  il faut donc croire que Dieu m'en donnera surnaturellement.  il le DOIT. 

mais cas Bloy permet un désespoir relatif.

Côté argent : tout laissé à Dieu depuis St. Mandé

  "     sentiment : "  "      "    "     depuis 5—22 env.  (Mexico)

ayant tout laissé jusque la  DACTYLOGRAPHIE  expressément (9–22 env). à son bon plaisir, sans changement extérieur (plutôt aggravation : n. H) j'ai un grand calme, une grande paix (11–22). DACTYLOGRAPHIE

il reste à épurer point de vue professionnel—


H.

Rêve

comme 18–8–23

course entre notre vapeur plus petit (croiseur.) et un type Leviathan.  Une mer fantastique : la piste libre mais sur le côté plaques de glaces.  Sur les vagues de 10 mètres environ comme la surface qu'elles entraînent est glacée elles retombent en craquant cet épiderme qui forme crête et goutte en fragments solides.

eau transparente.  Je vois des poissons.  plonge.  et ramasse un porte-feuille et porte-monnaie.

Dans un salon comme d'hôtel d'abord.  Moi et Maman dépouillons ces papiers : carte de visite : nom d'un docteur sud-américain qu'elle connaît.  Il rentre.  Je comprends qu'ils sont compromettants pour lui, qu'il me tue si je ne les lui donne.

Je lui donne.  il s'en va.

a : moi.

b : Maman.

A : armoire à glace

C : alcôve grande où scène.

D : scène au début fermée par un rideau.

B : table où a eu lieu l'échange des papiers.

DIAGRAMME

Je regarde alors dans A et voit au premier plan et en sombre B a et b mais a et b avec modifications (comme 15 ans plus tard par exemple.  Maman cheveux tout blancs.  Moi homme fait).

C se reflète comme arrière-plan en oblique : C'est l'alcôve d'Aristide (avec modifications). Une scène de sa maladie, linges propres.  famille attentive.  impression d'apaisement et d'hygiène.  J'ai la sensation que ce spectacle se déroule en C derrière moi. : il continue par la mort : le lit parallèle d'abord à C sur un plan plus oblique E : dans les draps très blancs la tête blanc verte comme elle était avec le linge noué qui ferme la bouche.  yeux fermés.  mort "céleste."  paix.  Je désire alors voir le spectacle et me détourne du reflet : Spectacle même disposition : linges et lit mais le masque, n'est pas de mon oncle mais le mien : J'en ai l'intuition tant il est déformé : couleur de membrane de noix vieille, comme verni d'une sueur, avec des pustules en relief vert noir très gros, l'œil droit avec la paupière pendante d'où coule un pus noir, l'œil gauche ouvert mais comme liquéfié.  les cheveux dressés comme par une décharge électrique avec des spasmes.  Ils ont devant, à la place de la mèche le reflet doré rouge des miens.  (Tout cela dans le même linge noué de mon oncle).  les mains sur le lit même couleur.  Expression de terreur intense.  Agitation et cris (on n'entend pas le bruit).

De chaque côté du lit 2 ombres symétriques comme pour soigner penchées semblent être (par intuition) 2 démons avivant la douleur vers le désespoir.  Je suis profondément touché de ce spectacle qui semble la mort d'un damné.  Surpris et humilié car jamais je ne l'ai supposé ainsi.  Alors D s'ouvre et c'est mon oncle sur un lit de parade, mort et calme.  I1 se produit un changement que je ne sais plus et à l'impression de calme succède celle de trouble puis d'horreur.  Il semble qu'il se change en un petit être difforme à tête monstrueuse (toujours le mouchoir noué autour du masque)  et disposé à faire du mal.  impression infernale (je ne suis plus sûr de la suite des idées). 

en C j'ai fini de mourir, toujours hideux immobile.

J'ai en regardant C une intuition paisible "bienheureuse."  C après sera un écran.  Nous sommes alors (moi et des familiers dont je ne sais plus qui) devant H pressés de sortir car il y a des inconnus troubles et spectacle effrayant : Sur D est retombé un rideau mais les pieds du mort sortent et des mouvements derrière le rideau.  Mais comme sur G (écran) des projections en couleurs courtes : 1 : Dolly très hautaine vient d'étudier le violon elle dit "Ma règle est parfaite."  puis elle comme 10 ans après : institutrice avec ses élèves lui faisant mille ennuis. 

J'ai l'impression qu'en C (écran) va passer d'abord Odette faisant la cuisine ou travail humble puis 10 ans plus tard riche et honorée avec Jacques.

Quand H (couvert par une tenture) est entrouvert entre de la lumière qui affaiblit les projections.  Moi je veux laisser ouvert pour sortir mais un ami ferme.  La "dame de la maison" jolie vient alors.  Je sais qu'elle a puissance sur tout ce qui a lieu là.  J'ai peur.  Je dis : "Il faut bien que nous soyons à votre disposition, maintenant" me référant à la porte fermée mais avec humilité et résignation.  Elle m'isole alors du groupe avec une petite amie (j'ai comme 12 ans et elle 9) et me fait passer F petit portique double fleuri auquel on accède par quelques marches. 

De l'autre côté c’est un spectacle d'ordre et de gaieté mais je serre la petite bien fort car le démon méchant s’approche et veut faire mal avec un bâton.  Malgré son aspect horrible il ne peut nous toucher.  Je comprends que de ce côté du portique tout est dans l’ordre.  Je suis très heureux.  Au fond il y a la "reine des jouets" sur un trône.  Nous nous saluons très affectueusement et tournons à gauche faire le tour du "royaume."


I.

Rêve

Rêve—avec caractères ordinaires d'absurdité et d'appropriation des spectacles du jour :

scène des portefeuilles dans l'eau.  crime et docteur : pris du film "Monte-Cristo"

une réflexion (non mentionnée) sur rêver vraie.  le petit démon méchant : directement du film : Eternamente.

costume de Dolly de "Mary Tudor."

enfin changement mort Aristide en ma mort (changement du masque seul) inspiré évidemment par ces changements à vue du ciné.

Tout le "royaume des jouets" est d'un rêve antérieur dont j'ai eu la mémoire nette au cours du rêve et sans caractère spécial.

mais : a) pour la première fois j'ai vu des choses que je n'avais jamais et ne pouvais jamais imaginer : les 2 morts et intuition Odette.  soit contraires à toutes mes tendances.

b) but moral des spectacles : ma mort m'a produit une humiliation réelle qui dure encore.

Aussi : que les apparences dans le temps ne signifient rien et du temps à l'éternité, aussi peu.

"Il leur sera donné un nouveau nom" comme dit St Jean dans l'Apocalypse.

c) enfin l'impression de "plénitude enfantine" au bras de ma petite compagne et un réconfort qui dure encore aussi.

Bien entendu il serait absurde de préjuger des fins respectives de mon oncle et de moi d'après ce rêve qui ne vaut que par l'impression morale persistante.

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J.

Méditation sur Sainte Hedwige

Hedwige.  embrassait les ulcères.  pour qu'il y eut mérite il faut : dégoût des ulcères.  Un fou qui verrait les ulcères comme chose ravissante les embrasserait sans mérite.

Du point de vue moral ulcère = péché.  Celui (fou) qui aime le péché l'embrasse sans mérite.  Pour l'homme médiocre le péché étant indifférent, contact neutre.  Pour le saint (cf. : Joseph de Cupertino) contact avec péché méritoire parce que répugnant.

Moi : physique : péché plutôt amiable.  volonté : fuite par habitude, mais sans haine.  C'est cérébralement que je le hais et fuis (juger l'arbre à ses fruits).  Donc contact avec précaution de peur d'être entraîné par la partie physique, chez moi plus lourde. 

Note : que les saints dans leur horreur du péché n'exagèrent pas.  C'est l'homme médiocre qui par bêtise, exagère l'indifférence. 


K.

Présentation de la Très Sainte Vierge

Présentation de la T S Vierge.  21–11–23

a) que si les ordres religieux démontrent leur bonté par les saints qu’ils forment, combien plus la hiérarchie cléricale juive formant Marie au temple.

cf. : N. S. ne parlant pas à Hérode parce qu'excommunié (de l'église juive) à cause de son remariage.  (Emmerich).

b) t. chuté au trait d'avoir ouï à la parole de l'archange.  Il semble que la créance à l'archange soit presque d'obligation.  Pourtant nous repoussons des inspirations qui ont ce même caractère certain.  Y a-t-il en avant des Annonciations refusées?

c) Très important : Evangile—Heureux le sein qui vous a porté et les mamelles....  Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent : mais écouter la parole de Dieu fut, pour Marie (cf : trait.) écouter la parole de l'archange.  Donc la pratiquer fut : porter Jésus dans son sein et le nourrir de ses mamelles.


L.

Son Etat Actuel

25–12–23

Seigneur en ce jour de votre Nativité—j'ai prié pour obtenir la pureté enfantine.  Je ne sais pas ce que c'est—mais combien ça vous est agréable—Sûr Seigneur je ne me fais pas d'illusion—Dans ces femmes que j'ai aimées, je n'ai aimé que moi—et le plus souvent pour le grain de la peau—et l'odeur d'entre les seins—comme je me suis aimé aussi au poil de mes chiens—et au fumet des foins—Et que la femme soit une créature belle, c'est une chose excellente—et j'ai tenu aussi dans ma main des coquilles où il y avait tout l'arc-en-ciel—mais tout cela doit vous être rendu intégralement—parce que ni la femme, ni les foins, ni les coquilles—n'ont de valeur propre—Vraiment, j'ai été dans une grand hilarité et une grande force de rire—quand elles dressaient leur crête d'âme à dire "c'est MOI que tu aimes."  et avec des retours de biche prise, des bonds de daims favoris—jouant avec moi ce grand jeu de la chasse—avec au bout et l'escomptant, résumé des cent pistes esthétiques—l’hallali des muqueuses.

Seulement voilà, elles avaient à faire à un chasseur fatigué,—un faux chasseur qui ne va pas jusqu'à l'éventrement—et leur surprise n'était pas peu grande, les cors éteints, de retour sur leurs pistes, l'encontrer assis et fumant, avec son fusil jeté loin—Alors singeant la fable, autour de l'Orphée muet—faire coule avec des poses amoureuses—"Hé quoi chasseur t'oublier d'être en chasse—mais nous voulons être mangées.—ô bêtes, bêtes, avec vos cols longs appuyés—vos langues chaudes au dos de mes mains—et moi de pitié caressant vos pelages—et baisant vos yeux humides de toute la forêt.—ô bêtes chaudes vos pattes équivoques—Alors las du malentendu et des conversions impossibles (à quoi bon vous tuer belles bêtes)—le retour vers la ville avec à mon cul votre escorte rouée—qu'effare et dissipe aux lisières—l'Ordre de la cité.

Et se retrouver seul.

Il y a des jouets qui coûtent très cher.  qui disent "papa, maman"—ferment les yeux quand on les couche.  et elles, ne coûtent rien du tout (un peu d'astuce, au plus)—disent des tas de choses,—ferment les yeux aussi—ou plutôt les ouvrent grand, grands avec des pupilles dilatées,—des yeux d'éponge qui boivent sans voir.  Quand je rencontre une épingle dans la rue, je la ramasse, utile—pour une femme, de même avec plus de respect et de joie—mais il se passe ce quiproquo touchant—que celle que j'ai ramassée ne veut pas m’être un jouet de bonne foi—comme quelque phonographe pervers—jouerait la Marseillaise quand on y met du Debussy.—Résultat : je me lasse—le jouet casse—tout passe. 

Or moi qui étais un enfant "aristocrate" (encore que la mode en soit passée)—moi qui ai eu un guignol avec 20 personnages, un teddy-bear très gros, et un soldat de ma taille—je ne sais pas m'amuser sans jouets—comme font les enfants pauvres et les saints—et comme à mon âge et dans ma situation—on n'a plus de promeneuses ni de "nurse"—ma mauvaise humeur retombe sur moi-même et je me flagelle.—J'ai pris froid l'autre jour à être tout nu dans la nuit et c'était un peu de ma faute—Les épingles enfoncées ne font pas du bien mais du mal.— : Dieu venez à mon secours car j'ai été un enfant riche.—et aujourd'hui je n'ai même plus assez pour étrenner une fille—et d'ailleurs qu'est-ce que nous ferions.  j'ai un caractère si bizarre—trois ans que je connais celle-ci—et elle se demande ce que je veux—et elle fait des avances franches, d'un coup de patte on en aurait raison—mais j'oublie toujours ce but possible, anatomique—jouissant[8] que je suis de son attente exaspérée—qui me frémit aux paumes, comme l'oiselle—Elle s'étonne de me voir courir droit le chemin, des kilomètres, et au bout, biaiser et prendre la traverse.  A-t-on vu l'aigle aux larges cercles concentriques—resserrés avec astuce et désir—oublier de fondre aux proies, trop amusé du vol plané.

C'est que de bonne foi elles s'imaginent qu'elles sont un infini—"Plonge, beau plongeur."  qu'elles disent— “des perles tu en ramasseras plein ton scaphandre—de l’orteil aux genoux, des genoux à l'aine—et les seins, et la bouche—moissonne ta moisson—Quand il n'y en a plus, y en a encore—A bêler brute, belle proie."—Et moi je m'effare, parle-t-elle en sérieux—Y a-t-il devant moi, à ma possession, autre chose—qu'une 50aine de kilos de chair, pas désossés—en un sac de peau qu'il faut respecter suffisamment—sans quoi des cris et les gendarmes.—Le successif m’ennuie : être le moule en plâtre qui étreint tout à la fois et rend physique le volume—passe encore, mais la musique tactile—avec ses montées de gamme et ses accords à seulement 10 doigts—me semble primitive et vaine.  Quant au coït votre texte l'interdit—et ça ne doit être guère plus épatant.—Et puis il y a l'esprit, l'esprit qui loin d'être possédé se rétracte et observe—Ce je ne sais quoi comme on dit des pieuvres dans les grottes marines— vous bouche tout fraternel.  tout confié d'animal—deux ennemis guettant dont celui qui s'endort—l’autre lui casse la tête.  Malgré mon bon vouloir, vraiment, je ne suis pas arrivé à plus avec les femmes.—et d'après les lectures, et le ciné, et tout,—on n'arrive pas à plus.[9] 



[1] Remplace : ne peut tirer d'orgueil. 

[2] Omis : + Grâce. 

[3] Omis : Plus proch. de Dieu que moi. 

[4] Omis : en broderie. 

[5] Remplace : borné

[6] Omis : Me retrouvant dans ce même décor, Je récapitule l'apport de ma vitalité de la guerre.  en général de la vie militaire.
Je suis catholique, parle à des catholiques.  Mon expérience peut susciter en vous la réflexion.
Pas apport extérieur (souvenirs de voyage) mais fruit stable de situations disparues.

[7] Omis : dernières. 

[8] Remplace : simple.

[9] Omis : Il y en a une pourtant qui est avec moi comme un chien,—docile, exacte.—Elle me dit qu'elle m'ennuie et m'ennuie en effet—Tous nos moyens de posséder sont incomplets.—Tandis que Vous—et ça n'est pas pour vous flatter— 

Bibliographie